Claude Njiké-Bergeret, la reine blanche de l’Ouest Cameroun

Son nom n’est peut-être pas assez connu du grand public camerounais, pourtant madame Njiké malgré sa couleur blanche, porte fièrement les couleurs du pays des Lions Indomptables.

Jusqu’encore, personne n’a été en mesure de donner la source de cette information qui a fait le tour de la toile le 11 juillet 2016. Ç’aura été une journée à forte connotation émotive pour bon nombre de camerounais. L’information a bel et bien été publiée : « Claude Njiké-Bergeret, la Reine Blanche de l’Ouest vient de rendre l’âme » ; un titre de publications qu’on pouvait lire sur les réseaux sociaux.

C’est le 5 juin 1943 que cette diva de l’écriture a vu le jour en plein cœur de la capitale économique du pays. Elle a mené ses études primaires et a parcouru le pays aux côtés de ses parents jusqu’à 13 ans. C’est alors qu’elle décida avec l’accord de son père, le feu Etienne Bergeret,  de quitter le Cameroun pour rejoindre le pays de ses ancêtres. Quelques années après s’être installée en France, Claude Bergeret épouse un compatriote avec qui elle eut deux enfants : Serge et Laurent.

La rencontre avec le peuple camerounais

En 1972 alors que son mariage bat de l’aile, Bergeret se sépare de son époux et décide de revenir dans son pays natal pour une mission de travail. Elle s’installe en 1974 et officie à la direction générale de l’école de Mfetom dans la grande région de l’Ouest. La première rencontre avec le peuple camerounais a lieu en 1978 lorsqu’elle accepte d’épouser François Njiké Pokam, le roi du peuple Bagangté. Le public découvre alors une intellectuelle européenne dans un foyer polygamique en compagnie d’une trentaine de co-épouses. La nouvelle madame Njiké gagne très vite l’estime des populations locales qui la surnomment la Reine Blanche en référence à sa couleur de peau.

Bergeret, une activiste pour le tourisme

Sur le plan touristique, le Cameroun a longtemps bénéficié d’une « publicité à la Bergeret ». Tous les grands médias du monde francophone ont fait un tour dans le pays pour rencontrer cette diva. Reportages, interviews et même des débats télévisés ont été organisés pour en savoir plus sur elle ; vivre de son regard la belle aventure Cameroun ; en apprendre de sa culture et du métissage qu’elle a opéré d’avec sa terre natale. Jumia Travel, le leader panafricain de la réservation d’hôtels qui prépare un trip de ce côté avec la presse nationale pour faire redécouvrir les richesses du village dont elle est reine depuis des années.

Claude Njiké-Bergeret y a mis sur pied la première boulangerie dite industrielle spécialisée dans la production de pain à partir de la farine de manioc, matière première et une des principales tubercules de la région de l’Ouest Cameroun. Bergeret est également auteure de trois livres publiés chez les éditions Lattès.

Juillet 2016, date d’un meurtre à la camerounaise

Claude Njiké-Bergeret a pourtant été prise pour cible et a subi une suite d’attaques menées manu militari contre sur elle le 11 juillet sur les réseaux sociaux. Fort heureusement, la concernée a eu le temps d’appeler via une radio locale pour démentir l’information. Ce ne sera pas une première au Cameroun, qu’une déclaration de pseudo-décès défraye la chronique. Plusieurs personnalités publiques sont passées par là et Claude, ne saura que confirmer l’humour noir qui particularise aussi sa terre natale, le Cameroun.

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Gaspard Frère

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