La cigarette électronique, le nouveau phénomène à la mode en Afrique

Devenue la nouvelle tendance des e-citizens, ce produit constitue le nouvel apanage dans les grandes villes africaines. Entre curiosité technologique et désir de satisfaction de plaisir, le juste milieu peine à être trouvé.

Considérée comme l’alternative au tabagisme, la consommation de la e-cigarette gagne de manière crescendo des adeptes qui, bien loin de s’offrir une extase de saveurs dures, se sont convertis à la dimension ampoulée que confère ce nouveau type de produit digitalisé. Ce n’est plus le besoin de fumer qui habite les néo-amateurs de tabac, mais bien le plaisir de se sentir important ; d’être considéré comme « the » man of situation ; le geek qui sait prouver ce qu’il vaut et qui en a à en revendre. Fumer une cigarette électronique semble être une acception beaucoup plus conceptuelle de la grandeur lorsqu’on l’arbore dans un milieu prestigieux (dîners d’affaire, soirées en night-clubs, conférences, voyages d’affaires…)

Mérimée M., 34 ans, fait partie des quelques individus ayant opéré un changement à 360° en matière de consommation tabagique. Fumeur depuis 2008, il a trouvé le plaisir à se convertir à l’e-cigarette. « Au début, quand j’ai commencé à fumer l’e-cigarette, ça m’a semblé bizarre et inconcevable. Mais quand je me suis vraiment habitué, j’ai constaté que c’est du pareil au même avec les risques  encourus en moins », témoigne-t-il.

Chargée avec des e-liquides à saveurs et parfums différents, le charme de l’e-cigarette est renforcé par son esthétique et sa composition technologique efficace. D’après des professionnels de la santé, elle libère le fumeur de l’emprise de la nicotine et du goudron. Pourtant, ils sont encore nombreux les adeptes qui objectent cette révolution. Il est difficile voire impossible pour eux de se passer de la cigarette traditionnelle constituée de tabac, de nicotine, de goudron… Contrairement à Mérimée, John, quarantenaire, y voit un véritable coupe-gorge. Pour lui, l’e-cigarette est ultra aliénante car elle inhiberait les sens du consommateur. « Qu’est-ce qu’on appelle cigarette électronique ? On nous ramasse les trucs invisibles dont on ignore la provenance et la constitution qu’on nous oblige à inhaler. Ce sont les trucs comme ça qui rendent fous et qui provoquent les AVC. Obliger les gens à fumer ça, c’est les conduire à la mort », tranche-t-il mordicus. Un véritable paradoxe.

Pourtant d’après des chiffres officiels de l’OMS, 80 % du milliard de fumeurs dans le monde vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Au Cameroun, l’on compte 1,1 million de consommateurs actifs de tabac soit 13,9% des hommes, 4,3% des femmes et 8,9% des adultes. Si 48,4% de fumeurs ont essayé d’arrêter de fumer, certains estiment que la cigarette électronique peut les y favoriser. Vendue en ligne, dans les magasins, dans des drogueries et autres points agréés, l’on se les arrache si bien que certains amateurs croient y voir le déclin de la cigarette classique ; un fait que récusent les authentiques amateurs de nicotine. Merveille ou pas, ces petites tiges électroniques gagnent fort en popularité.

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Gaspard Frère

Web editor & Blogger |Web, Social Media & Tech fan |Art lover & Drawer |Novelist & Scenarist |Photographer

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