Les femmes camerounaises aux avant-postes de l’économie numérique

Femmes de renom pour la plupart et chefs d’entreprise, elles ont essentiellement établi des actions de coaching professionnel et relationnel à l’endroit de femmes (et hommes aussi) venues prendre part à leur séminaire. C’était à l’occasion de la 30e édition de la journée de la femme.

Presqu’une dizaine de femme pour démontrer concrètement que se faire et réussir une carrière dans le domaine des technologies de l’informatique et du web, c’est possible. Elles l’ont démontré le 8 mars, lors du Women Techmakers (WTM 15), un évènement visant à ôter de l’esprit des femmes que le domaine des IT est une chasse-gardée de la gent masculine. Pour cette 2e édition du genre, il fallait plus de fait concret pour explicitement exposer « l’innovation et le développement technologique au féminin ».

Un constat a été explicitement fait par Glory Ngwana, manager du réseau Mobile Money cher MTN Cameroun. Dans ce pays, 57 % de travailleurs évoluent dans le secteur informatique. Dans ce segment, seulement 26 % sont des femmes. Fort de son expérience et pour avoir fréquenté dans des institutions d’enseignement informatique essentiellement conquis par la gent masculine,  Glory a ressorti les facteurs de réclusion des femmes dans ce domaine. Elle explique : « les femmes affichent un retrait aux technologies informatiques ; elles les perçoivent comme un métier d’hommes ; elles ne sont pas encouragées ».

Pour les encourager, à part les gouvernements qui doivent améliorer et booster les programmes IT pour femmes. Danielle Ibon, bloggeuse professionnelle et community manager réputée, de par son coaching sur le blogging et la gestion optimale des réseaux sociaux, leur aura été un parfait exemple de ce modèle de réussite. Viola Llewellyn, co-fondatrice et Global Chief of Operation de la plateforme Ovamba, (e-entreprise spécialisée dans la levée de fonds pour la construction de projets). aura été très claire dans ses propos. « Ce ne sont pas les moyens qui peuvent entraver le développement. C’est le manque de prise d’initiative », a-t-elle justement déclaré.

Et parlant d’initiative concrète afin de lever tout scepticisme, c’est Candace Nkoth Bisseck, Country Manager de la marketplace Kaymu.cm qui, au travers de son histoire, a exhorté les femmes à se professionnaliser. « De nos jours, les recrutements se font sur des réseaux sociaux ; soignez votre image ; donnez-vous le profil que vous voulez être pour être prise comme telle », a-t-elle expliqué. Cette phrase sonnant comme une flèche encrée en pleine cible, a ouvert les propos à Rebecca Enonchong, CEO d’ AppsTech, une entreprise de solutions IT. En toute simplicité et en excellente manager, Rebecca s’est plutôt attelée à converser avec le public ; une stratégie qui a ouvert le champ libre  à un grand dialogue interactif et d’apprentissage. Prise de décision ; développement personnel et professionnel ; leadership… auront été les points essentiels à retenir de cette workshop impulsée par le Google Developers Group (GDG) Cameroun.

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Gaspard Frère

Web editor & Blogger |Web, Social Media & Tech fan |Art lover & Drawer |Novelist & Scenarist |Photographer

One thought on “Les femmes camerounaises aux avant-postes de l’économie numérique”

  1. 26% pour les femmes camerounaises c’est à encourager, je crois pour ma part que cela devrait s’étendre jusque dans l’arrière pays

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