Services d’assistance automobile : quand les problèmes génèrent des revenus

En 2015, avec 215 services de remorques et de dépannages automobiles, le secteur automobile camerounais prend un envol majeur. Au travers des acteurs qui ont développé et ont greffé des affaires dans cet environnement, le secteur est devenu l’un des plus florissant de l’heure. Découverte des avantages de cet univers mécanique où toutes les parties ne gardent pas toujours le sourire.

Gaston Nemale est propriétaire d’un garage situé en périphérie de la ville de Douala. Avec ses 11 employés, il reconnait d’une certaine manière que le malheur des uns fait son bonheur. En effet, avec ses deux véhicules à remorques, le gros de son travail consiste à secourir, à remorquer et/ou à dépanner les conducteurs de l’axe Douala-Yaoundé. Son service qui existe depuis seulement 3 ans, connait un succès franc. « Le travail a plutôt gonflé au point où je me vois obligé d’ajouter du matériel et si possible du personnel ». Cet état des lieux établit une situation véritable dans le secteur automobile au Cameroun. L’on a de plus en recours aux services d’assistance et de dépannage automobile.

Tout s’explique. Pour les périodes allant de 2009 à 2012 seulement, le Cameroun a considérablement augmenté sa consommation de produits automobiles notamment avec des facilités d’obtention que des entreprises spécialisées ou sur internet telles que http://www.carmudi.cm. Il y a également la forte inclusion des auto-écoles qui, proposant des formations pour toutes catégories, ont ouvert les portes. Cependant, c’est à ce niveau qu’intervient le bémol. D’après des responsables dans les délégations du ministère de Transport, la plupart des accidents de circulations surviennent à cause de l’irresponsabilité des conducteurs ; lesquels seraient (d’après eux) mal formés ou pas du tout formés pour certains. Des données fiables établissant techniquement le bilan des accidents n’est pas disponible. Mais d’après les dires de Sosthène Nana, observateur, mensuellement, l’on dénombre quelque 10 accidents sur les axes principaux du pays. Selon les rapports de l’Institut National des Statistiques, en 2011, l’évolution du trafic moyen journalier par région (en véhicules/jour) était de 743 en moyenne. 3278 véhicules/jour au Littoral ; 1860 pour le Centre et 1367 pour l’Ouest. Le faible taux est recensé dans l’Adamaoua avec 148 véhicules/jour. Sosthène Nana estime que : « Plus le trafic est dense, plus les risques d’accident et par conséquent les implications des services d’assistance se font grands. »

Ainsi, pour 1 accident ou pour 1 cas de dépannage survenu en milieu urbain, hormis d’innombrables garages disponibles et aux services plutôt efficaces et des entreprises spécialisées, ce sont plutôt 3 à 4 prestataires qui se font disponibles. D’après des sources en entreprises, 15 % d’accidents rencontrés sont dus à l’état du véhicule et 5 % à l’état des routes. La récurrence de ces cas d’accident, de pannes dues à l’absence de contrôle technique et/ou à des tares liées au véhicules ont permis l’entrée de 1388 engins spéciaux et 327 remorques au Cameroun entre 2009 et 2012 (source INS/MINT/HTT, Yaoundé). « Il y a fort à faire. Ces types d’engins que nous importons permettent justement de juguler les cas de désagréments liés aux incidents », fait savoir Tamo Modeste, propriétaire du garage à service de remorquage Tamo & Fotzem Dépannage.

Le fait est donc vérace. Les services automobiles, compte tenu de l’exigence des clients-conducteurs, mettent un accent très appuyé sur la « qualité » de la voiture à commercialiser. Tamo Modeste évalue lui-même ses gains mensuel juste sr les cas de remorquage à environ 250.000 FCFA. Une vraie affaire! Les assurances ne sont pas en reste. D’après une responsable de Saham Assurance, la situation génère toujours des grincements de dents. Elle déclare : « Je peux vous promettre en tout cas, que les sommes dépensées pour ce type de sinistre ne font clairement pas sourire. Il faut toujours qu’il y ait une enquête pour véritablement payer […] pendant que d’aucuns rejettent la faute sur la route ou sur l’état du véhicule ». Les responsables du site carmudi.cg assurant constamment un  regard objectif sur cet aspect, ont amené plusieurs cars dealers à faire vérifier l’état des véhicules mis à la disposition du grand public. « ll faut bien qu’on fasse un tel travail, mais nous savons que beaucoup ne le font pas et n’assurent toujours pas le service du contrôle technique. Tant que ça continuera, mes gars et moi travaillerons », affirme Gaston. Les pouvoirs publics se déploient fermement et vont jusqu’à frapper fort les réfractaires à la bonne règle, mais beaucoup reste à faire car les dégâts se comptent toujours et les services d’assistance automobile se font désirer.

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Gaspard Frère

Web editor & Blogger |Web, Social Media & Tech fan |Art lover & Drawer |Novelist & Scenarist |Photographer

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